SQL · version 1offres vérifiées le 7 octobre 2026par Vincent le Serpent
Les bases de données SQL gratuites que je conseille
Les liens promis dans la vidéo, d'abord. Quatre bases, pas quarante : celles que je conseille pour démarrer un SaaS sans payer. Puis ce que chaque offre gratuite donne vraiment, et laquelle prendre selon ton cas.
Tous les liens
1. Neon
neon.comService managé · autour de Postgres
Du PostgreSQL en ligne, qui s'éteint quand personne ne s'en sert. Gratuit : 100 projets, 1 Go par projet, sans carte bancaire. Mon premier choix.
2. Supabase
supabase.comService managé · autour de Postgres
Du PostgreSQL en ligne, avec les comptes utilisateurs, les fichiers et une API autour. Gratuit : 2 projets actifs, 500 Mo par projet.
3. PostgreSQL, hébergé par toi
postgresql.org/downloadEn local · ou sur ton serveur
Le moteur lui-même, open source. Sur ton ordi pour apprendre, ou sur ton serveur si tu en as déjà un.
4. SQLite
sqlite.org/downloadEn local · ou sur ton serveur
Toute la base dans un seul fichier, rien à installer à côté. Sa limite officielle : 281 téraoctets.
Les offres gratuites changent souvent : celles-ci ont été relevées le 7 octobre 2026. Aucun email à donner pour lire cette page.
Les quatre, et où elles tournent
Pour un projet pro, prends du SQL. Voilà lesquelles, et où tu les fais tourner.
Dans la vidéo, je te promets trois familles de bases gratuites : celles qui tournent en local, les services managés, et les services construits autour de PostgreSQL. Je n'en garde que quatre : celles que je conseille.
Quatre bases, trois endroits où elles tournent
Sur ton ordi
Pour apprendre et pour développer. Gratuit, sans compte à créer.
- SQLiteun fichier
- PostgreSQLavec Docker
Sur ton serveur
Gratuit si tu as déjà le serveur. L'entretien est pour toi.
- SQLiteà côté de ton app
- PostgreSQLauto-hébergé
Chez un service managé
Ils font tourner PostgreSQL pour toi. Offre gratuite pour démarrer.
- Neonmon premier choix
- Supabaseavec tout le reste autour
Trois sur quatre, c'est du PostgreSQL. Ce que tu apprends sur l'une te sert sur les autres, et tu peux commencer en local puis passer chez Neon ou Supabase sans changer de moteur.
Et MongoDB ? C'est populaire chez les indie hackers, ceux qui lancent leurs produits en solo. Mais c'est du NoSQL : pour un projet pro, je ne le conseille pas.
Neon : mon premier choix
Une vraie base PostgreSQL en ligne, gratuite, sans carte bancaire. C'est celle que j'utilise.
Neon fait tourner PostgreSQL pour toi. Tu crées un projet, tu reçois une adresse de connexion, tu la colles dans ton app. Pas de serveur à installer, pas de mise à jour à faire.
Sa particularité : la base est « serverless ». Quand personne ne s'en sert, elle s'éteint. Quand une requête arrive, elle se rallume toute seule.
L'offre gratuite de Neon, relevée le 7 octobre 2026 :
| Plan Free | Ce que tu as |
|---|---|
| Prix | 0 $, sans limite de durée, sans carte bancaire |
| Projets | 100 |
| Stockage | 1 Go par projet, 20 Go au total sur ton compte |
| Calcul | 100 « CU-hours » par projet et par mois, l'unité de calcul de Neon. De quoi faire tourner la plus petite taille 400 heures dans le mois |
| Mise en veille | Après 5 minutes sans activité. En gratuit, ça ne se désactive pas |
| Retour en arrière | 6 heures d'historique, 1 Go de changements au plus |
Autour de la base, Neon propose aussi les comptes utilisateurs (Better Auth, géré par eux) et du stockage de fichiers. Tu n'es pas obligé de t'en servir.
Comment je la branche avec le reste, le site, l'app et les comptes : c'est dans ma stack qui ne coûte rien.
Sourceneon.com/pricing et la doc de Neon, « Plans » (limites du plan Free, dépassement), relevés le 7 octobre 2026.
Supabase : Postgres, et tout le reste autour
Une vraie base PostgreSQL aussi. Et autour : les comptes, les fichiers, une API, du temps réel.
Chaque projet Supabase est une base PostgreSQL complète : c'est leur doc qui le dit. Autour, Supabase a construit ce qu'il faut à une app : la connexion de tes utilisateurs, le stockage de fichiers, une API générée à partir de tes tables, du temps réel. Tu peux n'utiliser que la base, ou tout prendre.
L'offre gratuite de Supabase, relevée le 7 octobre 2026 :
| Plan Free | Ce que tu as |
|---|---|
| Prix | 0 $ par mois |
| Projets | 2 projets actifs |
| Base | 500 Mo par projet |
| Comptes utilisateurs | 50 000 utilisateurs actifs par mois |
| Fichiers | 1 Go |
| Sauvegardes automatiques | Pas dans l'offre gratuite |
| Mise en pause | Après 1 semaine sans activité |
Sourcesupabase.com/pricing (plan Free), relevé le 7 octobre 2026. Base complète : la doc de Supabase, « Database ». Pause et relance : la doc de Supabase, « Production Checklist » et « Upgrading », § Time limits.
PostgreSQL, hébergé par toi
À la rigueur. Le moteur est gratuit. Le serveur et l'entretien sont pour toi.
PostgreSQL est un logiciel open source. Sa licence autorise à l'utiliser pour n'importe quel usage, sans rien payer. Neon et Supabase le font tourner pour toi ; rien ne t'empêche de le faire tourner toi-même.
PostgreSQL chez toi, ce qui est gratuit et ce qui ne l'est pas :
| Le morceau | Qui s'en occupe |
|---|---|
| Le logiciel | Gratuit, sous licence PostgreSQL |
| Le serveur | À toi de le fournir : ton ordi, ou une machine que tu loues |
| Les sauvegardes, les mises à jour, la sécurité | À toi de les faire |
Sur ton ordi, pour apprendre ou pour développer, le plus simple est Docker : deux commandes, et tu as une base.
Une base PostgreSQL sur ton ordi, avec Docker
docker volume create pg-data
docker run -d --name ma-base \
-e POSTGRES_PASSWORD=change-moi \
-p 5432:5432 \
-v pg-data:/var/lib/postgresql/data \
postgres:17-alpine
# Un terminal SQL dans la base :
docker exec -it ma-base psql -U postgresTon app s'y connecte à l'adresse postgresql://postgres:change-moi@localhost:5432/postgres. Le volume, le mot de passe en variable et la suite avec Compose sont expliqués dans la masterclass Docker.
Sur un serveur, en production, c'est gratuit si tu as déjà le serveur. Mais personne ne fait les sauvegardes à ta place. C'est pour ça que je dis « à la rigueur » : quand tu démarres, tu as mieux à faire que l'entretien d'un serveur de base de données.
SourceLicence : postgresql.org, « License ». Versions maintenues : postgresql.org, « Versioning Policy ». Image : hub.docker.com/_/postgres. Commandes lancées le 7 octobre 2026 (PostgreSQL 17.11).
SQLite : toute la base dans un fichier
Pas de serveur de base, pas de compte, pas de mot de passe. Et ça va bien plus loin qu'on ne le croit.
SQLite n'est pas un service, c'est une bibliothèque. Ta base est un simple fichier sur le disque, à côté de ton code. Rien à lancer, rien à configurer. Son code est dans le domaine public : gratuit pour tout usage, commercial compris. D'après son site, c'est le moteur de base de données le plus utilisé au monde : il y en a un dans chaque téléphone.
Et ce n'est pas un jouet. SQLite tient des téraoctets de données : la limite officielle d'une base est de 281 To. Son site le dit lui-même : SQLite convient à la plupart des sites à trafic faible ou moyen, « c'est-à-dire la plupart des sites ».
Des indie hackers connus tournent dessus. Pieter Levels (levelsio), qui lance ses produits en solo, résume sa stack en trois noms : PHP, jQuery et SQLite.
Les limites de SQLite, d'après son site :
| La limite | Ce que dit son site |
|---|---|
| Taille maximale | 281 To. Avec les réglages par défaut, environ 17,5 To |
| Lectures | Autant que tu veux en même temps |
| Écritures | Une seule à la fois, les autres attendent leur tour. En général, quelques millisecondes |
| Plusieurs serveurs | Non. Le fichier vit sur une seule machine : si ton site a besoin de plusieurs serveurs, passe à PostgreSQL |
Ta première base, dans un terminal
sqlite3 ma-base.dbPuis, à l'invite sqlite>
CREATE TABLE clients (id INTEGER PRIMARY KEY, nom TEXT);
INSERT INTO clients (nom) VALUES ('Ada'), ('Linus');
SELECT * FROM clients;
.quitLe fichier ma-base.db est créé s'il n'existe pas : c'est ta base, entière. Sur Mac, la commande sqlite3 est déjà installée. Ailleurs, elle se télécharge sur la page de téléchargement de SQLite.
En production, « SQLite sur un serveur » veut dire : ton app et le fichier sur la même machine, avec un vrai disque. Ça exclut les hébergements serverless, où le disque ne reste pas : sur Vercel, par exemple, SQLite ne peut pas servir. Et un seul fichier, c'est aussi un seul endroit où tout perdre : copie-le ailleurs, régulièrement.
Sourcesqlite.org, « About SQLite » (domaine public, un seul fichier, le plus déployé). Tailles : sqlite.org, « Limits In SQLite ». Sites web, lectures, écritures, plusieurs serveurs : sqlite.org, « Appropriate Uses For SQLite ». Pieter Levels : Lex Fridman Podcast n° 440, transcription (20 août 2024), « It's PHP and jQuery, yes, and SQLite. » Vercel : vercel.com, « Is SQLite supported in Vercel? » (3 novembre 2025). Consultés le 7 octobre 2026.
Laquelle prendre, selon ton cas
Les quatre sont gratuites pour démarrer. Ce qui change : où tourne ta base, et qui s'en occupe.
Quatre cas, une réponse pour chacun.
Ton cas, et la base que je conseille
Tu apprends le SQL
SQLite
Un fichier sur ton ordi. Rien à créer, rien à payer : tu ouvres un terminal et tu écris ta première requête.
Un projet perso
Neon
Du PostgreSQL en ligne, gratuit, sans carte bancaire. La base s'endort quand tu n'y touches pas, et se rallume toute seule.
Un SaaS qui démarre
Neon, ou Supabase
Neon d'abord. Supabase si tu préfères avoir tout le backend au même endroit : comptes, fichiers, API générée, temps réel.
Tu as déjà un serveur
SQLite, ou PostgreSQL chez toi
SQLite tant qu'une seule machine suffit. PostgreSQL auto-hébergé, à la rigueur, si tu acceptes de faire les sauvegardes toi-même.
Tu veux d'abord t'entraîner au SQL lui-même ? Deux jeux gratuits te le font apprendre en menant l'enquête : ils sont dans les jeux pour apprendre à coder.
Les autres ressources
Gratuites, en français, sans email à donner.
- Le Starter Kit Claude CodeLes dix bases pour coder avec Claude Code.
- Une IA locale, sur ton ordiUne IA gratuite qui tourne sans internet : les liens, les trois étapes, et le piège à éviter avant de partir.
- La masterclass DockerDu premier docker run au Compose d'une vraie appli open source, commenté ligne par ligne. Avec l'antisèche.
- Ma stack qui ne coûte rienComment je range et héberge une dizaine de sites pour presque rien. Quel serveur choisir, les moins chers, et les 7 hébergeurs gratuits de 2026.
- Terraform et l'infrastructure as codeLe fichier complet, les quatre commandes, le state, la même config sur trois environnements, et pourquoi l'IA se trompe sur le Terraform d'entreprise.
- 36 sources de datasets gratuitsLa NASA, data.gouv.fr, New York, la finance, le machine learning, la recherche : mes sources de données gratuites pour tes projets data, et les 5 projets de la vidéo NASA.
- Apprendre AWSLes services qui servent vraiment, comment ils se branchent, la roadmap et cinq projets. Avec l'antisèche.
- Les jeux pour apprendre à coderLe SQL en résolvant un meurtre, le terminal Linux en fouillant un serveur, l'algorithmique en duel : ce que chaque jeu t'apprend, avec le prix et le niveau.
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