Tu arrives tôt : c'est la toute première version du site, on y travaille encore.
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La stack · version 1offres vérifiées le 22 septembre 2026

Ma stack qui ne coûte (presque) rien

J'ai une dizaine de sites en ligne, et la facture d'hébergement reste proche de zéro. Pas parce que je trouve des offres magiques : parce que je range mon code d'une certaine façon, et que chaque morceau tourne chez celui qui le fait payer le moins. Voilà comment, brique par brique.

Tu viens de la vidéo sur les serveurs ? Les cinq types, avec le signal qui te dit d'en changer et les serveurs les moins chers, sont juste ici. Celle sur les hébergeurs gratuits ? Les sept sont tout en bas. Aucun email à donner pour lire.

Partie 1 · Comment je range mon code

Une dizaine de sites, un seul développeur. Ça ne tient que parce que tout est rangé pareil.

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Un seul dossier pour tout : le cockpit

Tous mes produits vivent côte à côte, dans un dossier que j'appelle le cockpit.

Chaque produit est un dossier, et chaque dossier est son propre dépôt Git. Au-dessus, un dossier racine qui les tient tous, avec un fichier qui dit en une ligne où en est chacun : son domaine, son statut (en construction, en pause, en ligne sans ambition), et ce qu'il ne faut surtout pas casser.

Pourquoi un fichier et pas un Notion ? Parce que je code avec Claude Code, et que ce fichier, il le lit à chaque session. Il sait tout de suite quel site est en test, lequel a de vrais utilisateurs, et où sont les clés. Je ne réexplique jamais le contexte.

À côté des produits, trois dossiers qui ne sont pas des produits : l'usine (_ops, le modèle de nouveau projet), les secrets (_secrets, jamais dans Git) et les chiffres de chaque site (_cockpit).

Mon dossier de travail, tel qu'il est (simplifié)

cockpit/├── CLAUDE.md  # la table des produits : nom, domaine, statut, garde-fou├── .claude/skills/  # les process partagés (SEO, scripts vidéo…)├── _ops/  # l'usine : le modèle de nouveau produit, les scripts├── _secrets/  # les clés, par produit — jamais dans Git├── _cockpit/  # les chiffres de chaque produit├── deviensdev/  # un dossier = un produit = un repo│   ├── CLAUDE.md  # ce que l'IA doit savoir de ce produit│   ├── apps/marketing/  # Astro → Cloudflare│   ├── apps/app/  # Next.js + Better Auth + Neon → Vercel│   └── docs/roadmap/  # ce qui reste à faire├── photocv/  # même forme├── templatefox/  # même forme, + un backend/ → Cloud Run└── …  # une dizaine en tout
Chaque produit a exactement la même forme. Quand j'en lance un nouveau, je copie le modèle de_ops/ et tout est déjà branché : les deux apps, le déploiement, le SEO.
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Chaque produit coupé en deux : le marketing et l'app

C'est LA décision qui fait que ma facture reste proche de zéro.

Un produit, ce n'est pas un site. C'est deux choses qui n'ont pas les mêmes besoins :

  • Le site marketing — l'accueil, les articles, les tarifs. Des pages qui ne changent pas d'un visiteur à l'autre. C'est là qu'arrive presque tout le trafic, de Google comme des réseaux.
  • L'app — ce qu'on voit une fois connecté. Chaque page est différente pour chaque utilisateur, il faut un serveur, une base, des comptes.

Alors je les sépare : deux dossiers (apps/marketing et apps/app), deux déploiements, deux adresses — monproduit.com et app.monproduit.com. Et surtout, deux hébergeurs différents. Ce site-ci est construit exactement comme ça.

Un produit, quatre morceaux, quatre services

  1. monproduit.com

    Le site marketing

    Accueil, blog, tarifs, docs. Du HTML généré une fois (Astro), 99 % du trafic.

    Cloudflare

    Statique : gratuit, illimité

  2. app.monproduit.com

    L'application

    Ce qu'on voit une fois connecté. Next.js, pages calculées à la demande, connexion par Better Auth.

    Vercel

    Gratuit en perso, payant dès que ça encaisse

  3. (pas d'adresse publique)

    La base de données

    Postgres, les comptes, les données de l'app. Better Auth y range ses utilisateurs.

    Neon

    Gratuit, s'endort quand personne ne s'en sert

  4. (pas d'adresse publique)

    Le serveur

    Le code Python lourd : génération de fichiers, crawler, IA. Un conteneur.

    Google Cloud Run

    Payé à la requête, zéro quand personne n'appelle

Le morceau du haut reçoit presque toutes les visites et ne coûte rien. Si tout était chez Vercel, ce sont ces visites-là — des pages qui ne changent jamais — qui feraient tourner le compteur.

Partie 2 · Où ça tourne, et ce que ça coûte

Cinq briques. Pour chacune : pourquoi celle-là, ce qui est gratuit, et la ligne en petit.

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Le marketing : Astro, chez Cloudflare

Les pages statiques, Cloudflare les sert gratuitement. Sans limite de visites.

Cloudflare Workers — fichiers statiquesCloudflareOuvrir

Mes sites marketing sont écrits avec Astro : au moment de la mise en ligne, il fabrique des fichiers HTML une bonne fois pour toutes. Plus de serveur qui calcule la page à chaque visite — juste des fichiers à envoyer.

Et des fichiers, Cloudflare adore ça. C'est écrit dans leur doc : les requêtes vers les fichiers statiques sont gratuites et illimitées, et rien ne t'interdit d'en faire un business. Mille visites ou un million, la facture ne bouge pas.

Si j'ai besoin d'un tout petit bout de code côté serveur (une redirection, un formulaire), il tourne au même endroit : 100 000 requêtes offertes par jour.

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L'app : Next.js, chez Vercel

Pour une app Next.js, rien n'est plus simple. Mais ce n'est pas là qu'on met ses pages statiques.

Vercel — conditions d'usageVercelOuvrir

Vercel fabrique Next.js, et ça se sent : tu relies ton dépôt GitHub, chaque push est en ligne une minute plus tard. Pour la partie app, je n'ai jamais trouvé plus simple.

Par contre, leur modèle, c'est de te faire payer ce qui tourne chez eux : le transfert, les appels de fonctions. Des pages statiques, là-bas, passent dans le même compteur. Chez Cloudflare, elles sont gratuites. C'est pour ça que mon marketing n'y est pas : je ne paye pas pour servir des fichiers qui ne changent jamais.

Et une ligne à connaître : la version gratuite est réservée à un usage perso, non commercial. Un paiement, une pub AdSense, un client qui te paye pour le site — c'est déjà commercial. Mes applis qui encaissent sont donc sur l'offre payante.

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La base : Postgres, chez Neon

Une vraie base Postgres, gratuite, sans carte bancaire.

neon.com/pricingNeonOuvrir

Neon, c'est du Postgres — la base de données la plus classique du métier — mais en « serverless » : quand personne ne s'en sert, elle s'éteint, et tu ne payes pas. Quand une requête arrive, elle se rallume.

L'offre gratuite donne 0,5 Go par projet, sans carte. Pour une app qui démarre, c'est énorme : les comptes de milliers d'utilisateurs tiennent dans un demi-giga.

Et comme c'est du Postgres standard, le jour où tu veux partir, tu pars : ta base se copie ailleurs, ton code ne change pas.

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Les comptes : Better Auth

La connexion de tes utilisateurs, sans payer par utilisateur.

better-auth.comOpen sourceOuvrir

Les comptes, c'est le piège classique : les services d'authentification clés en main sont gratuits au début, puis facturent par utilisateur actif. Ton app marche, ta facture grossit avec elle.

Better Auth, c'est l'inverse : une bibliothèque open source que tu installes dans ton app. Les utilisateurs, les sessions, les mots de passe sont rangés dans ta propre base — ici, Neon. Pas de service à part, pas de compteur. Dix utilisateurs ou dix mille, ça coûte pareil : rien de plus que ta base.

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Le serveur : Google Cloud Run

Quand il me faut un vrai serveur, je le paye à la requête. Et zéro quand personne n'appelle.

cloud.google.com/runGoogle CloudOuvrir

Certains produits ont besoin de plus qu'une app : du Python qui génère des fichiers, un robot qui parcourt des sites, un appel à une IA qui dure. Ça, je le mets dans un conteneur, et je le donne à Cloud Run.

C'est du serverless : pas de machine allumée en permanence. Une requête arrive, Google démarre ton conteneur, il répond, il s'arrête. 2 millions de requêtes gratuites par mois, et au-delà tu payes ce qui a vraiment tourné.

La contrepartie, c'est le démarrage à froid : si personne n'a appelé depuis un moment, le premier visiteur attend que le conteneur démarre. Pour un traitement en arrière-plan, on s'en fiche. Pour une page que quelqu'un attend devant son écran, à toi de voir — tu peux garder une instance allumée en permanence, mais celle-là, tu la payes.

La facture, ligne par ligne

Pour un produit qui démarre. Ce qui devient payant l'est parce que le produit gagne de l'argent — c'est le bon ordre.

MorceauChez quiCe que ça coûte
Le site marketingAstro + Cloudflare0 €, quel que soit le trafic
L'appNext.js + Vercel0 € en perso · l'offre payante dès que ça encaisse
La baseNeon0 € jusqu'à 0,5 Go par projet
Les comptesBetter Auth0 € — c'est une bibliothèque
Le serveurCloud Run0 € sous 2 millions de requêtes par mois
Le nom de domainen'importe quel registrarle seul vrai coût : quelques euros par an

Les 5 pièges

Le gratuit a toujours une ligne en petit. Voilà celles de cette stack.

  1. 1

    Tout mettre dans une seule app. Ta page d'accueil fait tourner le même compteur que ton app. Coupe en deux dès le premier jour.

  2. 2

    Brancher un paiement sur une offre perso. Vercel gratuit, c'est non commercial. Une pub AdSense suffit à en sortir.

  3. 3

    Oublier qu'une base gratuite dort. Neon s'endort après 5 minutes. Réveille-la avant une démo.

  4. 4

    Promettre un temps de réponse avec du serverless. Le démarrage à froid existe. Garde Cloud Run pour ce qui peut attendre une seconde.

  5. 5

    Laisser une carte sans alerte. Cloud Run demande une carte. Alerte de budget le jour même, pas le jour de la facture.

Quel serveur choisir : les 5 types, et le signal pour en changer

Le bon serveur, c'est le moins cher qui tient ta charge. Et chaque type a un signal précis qui te dit qu'il est temps d'en changer.

Les cinq types, du plus partagé au plus abstrait

  1. 1Le mutualisé2-3 € par mois (en promo)

    Un gros serveur partagé entre plein de sites : le tien et ceux de plein d'inconnus. Le plus souvent PHP + une base de données, sans la main sur la machine.

    Le mot « illimité » sur l'offre. Le processeur et la mémoire, tu les partages avec tes voisins. Et le prix double souvent au renouvellement.

    Le signal pour en changer Ton site rame alors que tu n'as rien touché, ou tu veux faire tourner du Node ou du Python.

    Parfait pour : Un WordPress

  2. 2Le VPS~5,50 € par mois (2 vCPU, 4 Go)

    Ta propre machine virtuelle. Le processeur et la mémoire te sont réservés, et tu es administrateur : tu installes ce que tu veux.

    Les mises à jour, la sécurité, les sauvegardes, c'est toi. Personne ne le fera à ta place.

    Le signal pour en changer Tu as déjà pris le plus gros VPS, et ton processeur est quand même à 100 % toute la journée.

    Parfait pour : Un truc qui tourne en continuChez moi : Postizy, sur un seul VPS

  3. 3Le dédié~100 € par mois (récent)

    Plus de découpage : la machine physique entière est à toi. Toute la puissance, personne à côté.

    Tu la paies entière, même quand elle tourne à vide.

    Le signal pour en changer Ton trafic fait des pics : calme toute la semaine, dix fois plus de monde le jour d'un lancement. Payer pour le pic, c'est payer du vide le reste du temps.

    Parfait pour : Une grosse charge stableChez moi : Aucun de mes sites

  4. 4Le cloudà l'usage

    AWS, Google Cloud, Azure. Tu loues des machines à l'usage : tu en ajoutes quand ça monte, tu en enlèves quand ça redescend.

    La facture bouge avec ton trafic. Sans alerte de budget, tu la découvres à la fin du mois.

    Le signal pour en changer Ta charge est devenue stable, et ta facture dépasse ce que te coûterait un dédié : tu reviens en arrière.

    Parfait pour : Un trafic qui monte et descendChez moi : Mon métier depuis des années

  5. 5Le serverlessgratuit pour commencer

    Plus de serveur à gérer du tout. Tu pousses ton code, la plateforme le lance quand quelqu'un arrive, tu paies à la requête. Cloudflare Workers : 100 000 requêtes par jour, gratuit.

    Vercel gratuit est réservé aux projets perso, pas au commercial. Et une fonction a une durée maximale.

    Le signal pour en changer Un truc doit tourner en continu, ou pendant longtemps : là, tu prends un VPS.

    Parfait pour : Presque tous les sites qu'on codeChez moi : Presque tous mes sites

Encadré en vert : celui par lequel je commencerais si tu codes ton site aujourd'hui. Prix vérifiés sur les pages officielles — ils bougent, regarde la date en haut de la page.

Les serveurs les moins chers

Le jour où le serverless ne suffit plus, voilà les premiers prix. Regarde toujours deux lignes : l'engagement demandé, et le prix au renouvellement.

Premier prix, et la ligne en petit

VPS

  • OVHcloud VPS-12 vCPU · 4 Go · 40 Go

    3,81 € HT / mois

    Le moins cher de la liste pour 2 vCPU et 4 Go, en prix normal, pas en promo.

  • Hetzner CX232 vCPU · 4 Go · 40 Go

    5,49 € HT / mois

    Il était à 3,99 € avant juin 2026. Parfois en rupture selon le datacenter.

    Chez moi : Postizy tourne ici

  • Hostinger KVM 11 vCPU · 4 Go · 50 Go

    5,49 € / mois affiché

    Prix promo sur engagement long : 11,99 € par mois au renouvellement.

  • Contabo Cloud VPS4 vCPU · 8 Go · 100 Go

    ~5,50 € TTC / mois

    Le plus de puissance pour le prix, mais ce tarif suppose 24 mois d'engagement.

  • IONOS VPS S+1 vCPU · 2 Go · 60 Go

    2 € HT / mois

    Pendant 3 mois seulement, plus 10 € de mise en service. Ensuite 5 € HT, sur un an.

Mutualisé

  • o2switchoffre unique, sites illimités

    1,86 € HT / mois

    Facturé à l'année. « Illimité » veut dire partagé : relis la carte du mutualisé.

  • OVHcloud Starter1 Go d'espace

    1,59 € HT / mois

    Promo la première année : 2,59 € HT ensuite. L'offre Perso passe de 2,99 à 5,99 €.

  • Hostinger Premium3 sites, 20 Go

    2,99 € / mois affiché

    Sur 48 mois payés d'avance (~144 €). Autour de 10 € par mois au renouvellement.

Dédié

  • Hetzner AX42-1Ryzen 8 cœurs · 64 Go

    97,30 € HT / mois

    Plus 49 € de mise en service. La « Server Auction » de Hetzner revend des machines d'occasion moins cher.

Prix d'entrée relevés sur les pages officielles le 26 septembre 2026, hors options (sauvegardes, IPv4 en plus chez certains).

Les 7 hébergeurs gratuits de la vidéo

La liste promise, avec le lien officiel de chacun. Pour un portfolio, commence par GitHub Pages : c'est le plus simple de tous.

Les sept, ce qui est gratuit, et la ligne en petit

  1. 1GitHub PagesStatique

    1 Go de site, ~100 Go de trafic par mois

    Pas de boutique, pas de SaaS : c'est écrit dans leurs conditions.

    Chez moi : Portfolio

  2. 2CloudflareStatique + un peu de code

    Fichiers statiques illimités, 100 000 requêtes de code par jour

    Le code serveur est plafonné (10 ms de calcul par requête).

    Chez moi : Mes sites vitrines

  3. 3NetlifyStatique

    300 crédits par mois

    À zéro crédit, tous tes sites passent en pause jusqu'au mois suivant.

  4. 4VercelNext.js

    100 Go de transfert, 1 million d'appels de fonctions

    Gratuit = usage perso uniquement. Une pub AdSense, c'est déjà commercial.

    Chez moi : Mes applis (en payant)

  5. 5RenderServeur

    Un service web, 750 h par mois

    S'endort après 15 min sans visite, ~1 min pour se réveiller. Base Postgres : 30 jours.

  6. 2 millions de requêtes par mois

    Carte bancaire obligatoire (compte de facturation).

    Chez moi : Mes serveurs

  7. 7Oracle CloudMachine virtuelle

    2 cœurs, 12 Go de RAM, sans limite de durée

    Divisée par deux en juin 2026, sans annonce. Reprise si elle ne sert à rien pendant 7 jours.

Encadrés en vert : ceux où tournent mes propres sites. Vérifié sur les pages officielles de chaque hébergeur — ces offres bougent, regarde la date en haut de la page.